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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 03:24

 

 

 

Suspecte messe noire à Goma en instance d’être boutiquée par Mary Robinson

Digital Congo, Kinshasa, 03/10/2013
Il revient qu’une initiative piégée est prise par l’Envoyée spéciale du S.G. de l’ONU dans les Grands Lacs, Mme Mary Robinson, pour rallier intellectuels et autres acteurs de la société civile de Goma à l’organisation dans cette ville chef-lieu du Nord-Kivu une conférence internationale sur l’instabilité qui règne dans cette région. altIntellectuels, acteurs de la société civile de la sous-région des Grands lacs sont consultés pour une conférence internationale.
Le lieu choisi pour cette rencontre est Goma.

L’ordre du jour concerne l’instabilité qui règne dans cette partie du continent.

Mary Robinson, Envoyée spéciale de Ban Ki-Moon et Pole Institute en sont les metteurs en scène.
Pour les spécialistes de la sous région, l’agenda tant redouté de la balkanisation de la RDC  serait au centre de ce que l’on peut d’ores et déjà appeler la messe noire de Goma. Cet engagement vicieusement renouvelé serait à la base de la conférence internationale que compte organiser l’Envoyée spéciale du secrétaire général dans la région des Grands lacs, Mary Robinson, en collaboration avec Pole Institute. L’occasion serait ainsi donnée aux acteurs concernés de se retrouver pour des échanges constructifs en vue de la consolidation de la paix dans la sous-région. A en croire des sources crédibles, la préparation de cette conférence serait très avancée. Des scientifiques, acteurs de la société civile,…, autres experts sont consultés pour une participation massive à cette rencontre sous-régionale donnée pour cogiter sur la paix. Seulement voilà. La bande annonce, très attractive ne serait que la face visible d’un coup fourré. Encore une fois, on veut se moquer du peuple congolais en lui faisant avaler des couleuvres. Et, dommage! C’est l’élite congolaise corrompue qui est mise à contribution pour remplir la sale besogne. Celle de trahir son pays et sa nation. Quid ? Après plusieurs tentatives qui se sont soldées par des échecs cuisants du fait du ciment national, les fossoyeurs de la nation congolaise ne s’avouent pas vaincus. Ils tentent une nouvelle fois de revenir à l’assaut pour véhiculer leur message de la nécessité de créer une communauté sous régionale qui comprendrait pour la RDC seulement les provinces de l’Est, particulièrement le Nord-Kivu! Peine perdue ! La pilule ne peut passer car, le peuple congolais n’est plus dupe. Les discours séducteurs du genre les communautés de l’Est jouissent de la proximité avec Kigali et Kampala par rapport à l’éloignement de Kinshasa, ne peuvent plus porter. Le fond de la démarche, qui ne date pas d’hier, est connu. Dans un premier temps, c’est arriver à exterminer les Congolais au Kivu pour  faire profiter les ressources naturelles de la RDC à tous ses voisins des Grands Lacs, en développant l’argumentaire selon lequel les bénéficiaires sont un même peuple de part et d’autre des frontières communes. NON, nous ne sommes pas le même peuple. La RDC a neuf voisins. Chaque peuple a son pays, ses terres, ses langues et son histoire differente. Dans un deuxième temps, se servir de ce faux prétexte d`appartenance pour exiger l’autonomie de gestion de l’espace congolais cerné puis, plus tard, enclencher la procédure d’autodétermination que visent le Rwanda et l`Ouganda qui conduira à l’indépendance proprement dite au profit des pays agresseurs qui ont massacré plus de huit millions des Congolais... Et la communauté internationale apportera son contreseing en jouant à l’accompagnement ou aux bons offices (c’est selon). La RDC n’est ni à vendre ni à mettre sous tutelle La recette est connue. Elle est portée par un schéma qui a fait ses preuves dans l’ex-Yougoslavie et au Soudan. Les auteurs de cette mise en scène ne s’en sont pas cachés. Ils ont eu à s’exprimer à beaucoup d’occasions et dans plusieurs tribunes. Dans le lot figurent les Nicolas Sarkozy, les Bill Clinton, les Susan Rice, les Johnnie Carson, les Samantha Powell ; la liste n’est pas exhaustive.  Tout ce que ce beau monde, qui s’estime plus intelligent, plus sage et plus outillé que le peuple congolais martyr, devrait comprendre que l’on ne réussit à tous les coups. Ils ont beau être subtils à tout crin, calculateurs chevronnés et manipulateurs assermentés, cette énième tentative de balkanisation de la RDC est un pétard mouillé. Un échec! Une chose est certaine : la RDC n’est ni à vendre ni à mettre sous tutelle de la communauté internationale. L’ex-Colonie belge n’a pas besoin d’une nouvelle colonisation, quelles qu’en soient les motivations. Les Congolais maîtrisent leur histoire récente. Ils savent d’où vient leur mal actuel et tout ce que l’on complote au niveau sous- régional, continental et international, pour que soit rectifié le tracé des frontières, soit arrachée une partie de son territoire pour l’annexer aux voisins, au nom de la fameuse solidarité sous régionale.  Le peuple congolais est suffisamment sensibilisé sur cette conspiration au point que le complot est voué à l’échec.  La vigilance est tous azimuts au sein de la population. Ce n’est pas l’entretien des conflits armés récurrents, à travers les différents groupes armés, qui pourra la faire baisser de garde. L’échec est d’autant plus évident que les metteurs en scène actuels ont le malheur d’être connus dans l’opinion nationale. Pole Institute, qui se veut un centre d’études, a été créé et financé par les balkanisateurs de la RDC avec pour mission de donner un caractère scientifique, autrement dit rationnel, aux arguments relatifs à la partition de la RDC. Il suffit de visiter ses archives pour s’en rendre compte. Envoyée spéciale de Ban Ki-moon dans les Grands Lacs, Mary Robinson s’est distinguée par son double langage. On lui doit la reprise des pourparlers de Kampala entre le gouvernement et le M23 alors que ce dernier est classé force négative par les textes dont elle a reçu la charge d’assurer l’application. Goma : un choix non fortuit Par ailleurs, les initiateurs de la messe diabolique se sont dévoilés en portant leur choix sur la ville de Goma pour abriter leurs cogitations. Ils voudraient casser la résistance qui s’est consolidée dans cette ville du fait de tout ce que les populations ont enduré depuis des décennies. Qu’une conférence de cette envergure se tienne à Goma, une ville martyre considérée par ailleurs comme le Gaza congolais, cela interpelle. Ce choix vise à imprimer dans la mémoire collective que la partie Est du pays doit continuellement échapper au contrôle de Kinshasa. Bien plus, ils voudraient habituer l’élite à comprendre que Goma est appelé à devenir la capitale de la nouvelle République en gestation après bien sûr la balkanisation du pays en morceau. Goma est le symbole de la résistance. Elle représente la lutte noble et non la concertation. Le siège des institutions c’est Kinshasa. Goma est considéré comme le siège de la résistance congolaise. Dans la mémoire collective, personne ne peut l’enlever. Pour des observateurs avertis des enjeux sécuritaires et géostratégiques qui se jouent dans les Grands Lacs, la noblesse de l’initiative serait l’arbre qui cache la forêt, laquelle couvre les visées de tous ceux qui, au pays et à l’étranger, ne veulent de l’existence de la RDC dans ses limites actuelles, d’une part, qu’elle ne puisse pas jouir des richesses dont elle est dotée, d’autre part. Tous ces prédateurs connus qui ne jurent que sur l`extermnation du peuple congolais. Une forte vigilence est exigée. Ces derniers s’accordent pour soutenir que la conférence dite internationale ne vise pas le renforcement des avancées déjà enregistrées dans le cadre de l’Accord cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2098 instituant la Brigade spéciale d’intervention.  Les observateurs en veulent pour preuve le fait que les consultations se passent de bouche à oreille au lieu de se dérouler dans des conditions de transparence les plus crédibles. Un agenda clair ne s’encombrerait pas d’opacité.   On voudrait prendre le peuple congolais au dépourvu en lui balançant à la figure une sorte de compromis obtenu par son élite corrompue et traitre. A Mary Robinson, il est demandé de quitter le terrain des réflexions piègées pour celui des actions en faveur du retour de la paix et le respect stricte de la souvereineté de la RDC et des états voisins. Elle devrait se préoccuper de la justice et de l’évaluation des engagements pris par les Etats partie à l’Accord d’Addis-Abeba.   La ligne à suivre est celle tracée à travers ces engagements pris par les Etats :
« Ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des autres Etats voisins ; Ne pas tolérer, ni fournir une assistance ou un soutien quelconque à des groupes armés ; Respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats voisins ; Renforcer la coopération régionale, y compris à travers l’approfondissement de l’intégrité économique; Respecter les préoccupations  et intérêts légitimes des Etats voisins, en particulier au sujet des sujets de sécurité ; Ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations unies ; et Faciliter l’administration de la justice, grâce à la coopération judiciaire dans la région ». Quelques vérifications suffisent pour se rendre à l’évidence que le compte est loin d’être bon.

Le Potentiel

Plan Marshall pour l’Est :
UN DANGER DE MORT

un pan de la balkanisation

LE POTENTIEL, le 4 Octobre 2013
Lancer le projet d’un plan Marshall pour la RDC? Mais, là où le bat blesse c’est lorsque ce fameux plan ne concerne que l’Est du pays qui passe désormais pour le centre d’intérêt de la communauté internationale. Placé à côté d’autres initiatives justes qui ne veulent pas prendre en compte l’ensemble de la République, ce projet est un cadeau empoisonné qui laisserait un arrière-goût qui le fait passer pour un pan du plan de la balkanisation du Congo.
Longtemps en marge de la crise qui ronge la partie Est de la République démocratique du Congo, la Belgique a créé la surprise en proposant en marge de la 68ème Assemblée générale des Nations unies, un Plan Marshall pour la partie Est de la RDC.
Le projet a été soumis a Joseph Kabila par les ministres belges des Affaires étrangères Didier Reynders et Jean-Pascal Labille de la Coopération au développement. UN DANGER DE MORT.
« La Belgique est un peu l’initiateur, du fait de son expertise dans le genocide des Congolais, mais c’est un projet collectif. La Belgique a entrepris de fédérer les efforts de la Banque mondiale, de l’Union européenne et de sa propre coopération en faveur d’un développement socio-économique au detriement de l’Est de la République démocratique du Congo et au benefice de son voisinage, afin de favoriser le retour de la paix dans la région des Grands Lacs », a expliqué à la presse le ministre belge de la Coopération.
Il a expliqué que « la Belgique peut réorienter une partie de ses moyens sadiques, mais cela doit être tourné vers l’Est de la RDC » et son sous-développement économique. « Les projets en question devraient notamment concerner les secteurs de l’énergie, de l’eau, de l’agriculture et du commerce transfrontalier, avec, pour la Belgique, une « forme de réorientation » des fonds de la coopération au profit du Rwanda, du Burundi et de l' Ouganda,mais sans abandonner des deux Kivu, les autres provinces de la République démocratique du Congo », a-t-il souligné en substance.
« L’élément essentiel, c’est d’assurer un avenir à l’ensemble de cette population et un développement socio-économique à l’ensemble de ces pays de la région des Grands Lacs », a-t-il insisté.
A la presse, les deux ministres belges ont indiqué que « le président Kabila s’était montré favorable à un tel projet », souhaitant plutôt « construire un pont vers le Rwanda qu’un mur » entre les deux pays pour renforcer les pillages des ressources et les  massacres des Congolais. Ce qu’a du reste réitéré Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement.
Le projet du « Plan Marshall » pour le développement social et économique de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) « ne dérange en rien le gouvernement congolais », a indiqué le ministre de la Communication et médias, Lambert Mende. « Tout cela, a-t-il soutenu, rentre dans les préoccupations de la RDC qui sait qu’elle a des problèmes sur tout son territoire, et qui est consciente du fait que le Nord-Kivu, le Nord Katanga, le Sud-Kivu, l’Ituri ont été particulièrement affectés par les destructions de la guerre et ont besoin d’une intervention plus ou moins spécifique ».
Selon Lambert Mende, encore lui, cette idée, selon lui, d’apporter un soutien substantiel à la reconstruction et la stabilisation de l’Est de la RDC meurtri par la guerre d’agression ferait partie intégrante des options retenues dans l’accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013 et concernerait aussi le Rwanda et l’Ouganda. Des déclarations irresponsables et lourdes de conséquences pour la RDC!UN PAYS A DEUX VITESSES
Si le projet de la Belgique a pour fondement l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, il y a donc de bonnes raisons de se poser des questions. L’on se rappelle que la signature de cet accord, jugé compromettant pour la souveraineté de la RDC, avait suscité de vives critiques dans l’opinion publique congolaise. Certains ont vu dans cet accord une forme voilée de la mise sous tutelle de la RDC par la communauté internationale, agissant via les Nations unies.
Et aujourd’hui, c’est sur ce même accord que la Belgique et les autres pays occidentaux proposent un plan global dite de "reconstruction" essentiellement destiné à la partie Est de la RDC. Derrière la nécessité de venir en "aide" aux populations meurtries de l’Est sans justice, se déclinent des motivations obscures qu’il faudrait décrypter et rejeter catégoriquement.
En effet, depuis plus d’une décennie, la partie Est de la RDC passe pour une zone névralgique, minée par des conflits intermittents, généralement téléguidés à partir des pays frontaliers à la RDC, notamment le Rwanda et l’Ouganda avec des visées expansionnistes pour piller les ressources de la RDC et exterminer la population congolaise.
A ce jour, il s’y concentre un nombre impressionnant d’Ong étrangères. Au point que des programmes et des initiatives rivalisent soit pour venir en "aide" aux populations civiles, soit pour appuyer le plan de reconstruction et de stabilisation de l’ensemble de la sous-région. Le tout dernier en date est le programme Starec, soutenu par divers partenaires extérieurs, dont l’Agence britannique du développement (DFID).
Toutes ces initiatives se sont soldées, dans la plupart de cas, par des résultats mitigés.  Alors que la communauté internationale peine à mettre en œuvre un programme cohérent de justice et efficace de sortie de crise dans l’Est en mettant fin au système de l' impunité, des pays européens, sous la conduite de la Belgique initient un autre programme qui vient renforcer les programmes séparatistes entre l’Est et l’Ouest de la RDC pour balkaniser le pays.
En réalité, le Plan Marshal pour la RDC va préparer le lit à la partition du pays. La RDC va fonctionner à deux vitesses. Même des pays européens qui ne sont pas en coopération avec la RDC se sont engagés à disponibiliser des fonds pour que le Rwanda et l’Ouganda, deux Etats à part entière, soient engagés dans un `partenariat sous régional` avec une partie du territoire de leur voisin, ci-devant la RDC! Qui donne le droit a la belgique de decider  a la place de Congolais sur leur pays et leur avenir? C'est un mepris inaccepatble.
Nous l’avons toujours dit et nous ne cesserons pas de le dénoncer, toutes ces bonnes intentions-en apparence- plantent le décor qui se prête bien au démantèlement de la RDC et a l'extermination de sa population. Les initiateurs de tous ces beaux projets en apparence  voudraient faire gober l’idée selon laquelle, le partage des ressources naturelles de la RDC entre les pays des Grands Lacs contribuerait au retour de la paix dans la sous-région. Que nenni ! Au contraire, cela va donner un sceau officiel au pillage et favoriser l’annexion des deux Kivu avec, en toile de fond, l’organisation depuis peu de l’implantation des nouvelles populations en lieu et place des autochtones chassés de leurs terres et condamnés à l’errance.
Si aujourd’hui la question économique est le fond du problème, qu’a-t-on fait des motivations ethniques de la crise tant vantées autrefois ? L’opinion congolaise n’a pas la mémoire courte.  Elle est assez éveillée pour faire échec à toute entreprise qui pue le cadeau empoisonné.
Debout Congolais!  video: MOTO!
http://www.youtube.com/watch?v=nddpLigtUew
AGIR SOUVERAINEMENT, PRIER ENSEMBLE ET EFFICACEMENT; APPRENDRE CET HYMNE DE DÉLIVRANCE DE LA NATION A NOS ENFANTS. NOTRE LUTTE A UNE FORTE DIMENSION SPIRITUELLE. LE RÈGNE DES TÉNÈBRES EST ARRIVÉ À SA FIN DANS NOTRE CONGO. Video: http://changeincongo.com/index.php?option=com_allvideoshare&view=video&slg=tozo-landa-tozo-papaaa-oko-sila-kala-te-merci-papa-alain-moloto&orderby=default&Itemid=109

 
Betreff: [KIVU-AVENIR] Kampala : Kinshasa accuse la facilitation ougandaise de vouloir violer la souveraineté te rritoriale de la RDC!
Datum: Fri, 04 Oct 2013 17:17:09 +0200
 
Kampala :
Kinshasa accuse la facilitation de vouloir violer la souveraineté territoriale de la RDC.
 

Radio Okapi, le 4 octobre, 2013

François Muamba, coordonnateur du mécanisme national de suivi de l’accord d’Addis-Abeba. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Alors que le délai de quatorze jours imparti au gouvernement congolais et à la rébellion du M23 pour clore les négociations de Kampala est largement dépassé, ces discussions ne sont pas prêtes à aboutir à un accord. Jeudi 3 octobre, le coordonnateur du mécanisme de suivi de l’accord-cadre de paix d’Addis-Abeba, François Muamba a accusé le facilitateur de vouloir «imposer un document qui viole la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC». Des manœuvres que le gouvernement congolais n’accepte pas, affirme le chef de la délégation congolaise à Kampala.  
« Quelle n’a pas été notre déception de constater que les fameux quatorze jours, lorsqu’on nous appelle à Kampala, ont été consacrés à du théâtre, à du cosmétique. La seule chose qui intéressait la médiation ce n’était pas la fin de la guerre, ce n’était pas que les gens déposent les armes, ce n’était pas d’augmenter une pression, comme ça était dit et écrit, sur le M23. C’était plutôt quel type de rapport il fallait faire à New-York  le 23 [septembre], c’est-à-dire quelques jours après», a déclaré François Muamba à Kinshasa.
 
Les Chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, réunis au VIIème sommet de leur organisation dans la capitale ougandaise jeudi 5 septembre, avaient recommandé la reprise de ces pourparlers de Kampala, au point mort depuis plusieurs mois. Les travaux qui ont effectivement repris le 10 septembre n’ont toujours pas abouti dans les quatorze jours impartis par les dirigeants de Grands Lacs pour les clore.
Les protagonistes-la facilitation et la partie congolaise- ont plutôt consacré cette période à la préparation du rapport de ces travaux qu’ils ont soumis au conseil de sécurité de l’Onu en marge de la 68è assemblée générale.
«Pour faire ce rapport à présenter en marge de la récente session ordinaire de l’assemblée  général de l’Onu, on nous a mis dans une salle, on a fait des photos, on a fait des trucs, et puis finalement on nous a donné un soit disant un ordre du jour comportant dix points», affirme François Muamba exaspéré.
Ces dix points étaient extraits de la deuxième proposition d’accord formulée par l’Ouganda. Une proposition « que nous avons rejetée, puisque comportant des choses qui portaient atteinte à notre souveraineté, qui portaient atteinte à l’intégrité de notre territoire», souligne-t-il.
 «Même si on doit négocier pendant dix ans, personne ne nous fera signer des choses de cette nature là. Je conclus simplement en disant personne ne peut plus nous distraire, qu’il s’appelle président Museveni ou autre chose, personne», tranche le chef des négociateurs congolais.
Après que les dirigeants des Grands Lacs ont demandé la reprise des pourparlers de Kampala, le M23 s’était dit prêt à désarmer et retourner à la vie à conditions que les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) présents au Congo soient neutralisés et que les réfugiés congolais tutsis rentrent en RDC.
Mais l’un des points d’achoppement porte sur l’avenir des rebelles. Ces derniers veulent une amnistie collective pour les faits insurrectionnels de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national qu’ils ont commis. Ce à quoi le gouvernement congolais s’est catégoriquement opposé. Kinshasa a d’ailleurs transmis une liste de 78 chefs du M23 qu’il ne veut pas réintégrer dans l’armée.
Publiquement, le M23 dit considérer la question des amnisties comme subsidiaire.
«Nous nous battons pour le pays et pour notre survie. Pour la sécurité de notre population, le retour des réfugiés et la réconciliation nationale », affirme Bertrand Bisimwa, le président du M23.

Goma :

psychose d’une nouvelle guerre

  Le phare, le 4 octobre 2013
 
C’est juste au moment où les négociations de Kampala s’enlisent et qu’à Kinshasa, les concertations nationales touchent à leur fin que Kigali abat l’une de ses cartes stratégiques : l’envoi de nouveaux renforts en préparation de nouvelles offensives militaires contre les FARDC et la Brigade Internationale Neutre. Cela, sous couvert des familles des faux réfugiés tutsi congolais fatigués et revenus de leur propre gré dans « leur pays ».

D’une pierre, les stratèges de Kigali espèrent avoir frapper deux coups. D’une part, cette sortie permet au régime du FPR de toucher la corde sensible de la communauté internationale par le retour volontaire des réfugiés tutsi congolais vers leur pays car fatigués d’attendre l’issue des négociations politiques qui s’enlisent à Kampala. D’autre part, introduire subtilement des sujets rwandais sur le territoire congolais pour piéger Kinshasa et le monde. Car, si Kinshasa chasse ses 200 familles, Kigali aura là un prétexte pour créer une autre rébellion animée par des gens s’estimant chassés de leur pays d’origine. C’est l’un des points essentiels du cahier des charges du M23 et de toutes les rébellions délibérément créés et appuyées militairement par le régime de Kigali depuis l’AFDL, le RCD, le CNDP et aujourd’hui le M23.
Mais seulement voilà : Kigali fait semblant d’ignorer les principes élémentaires du Droit International Humanitaire, qui concernent le rapatriement des réfugiés. Logiquement, les opérations de rapatriement doivent s’effectuer en plusieurs phases. Tout d’abord, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés doit au préalable s’atteler à l’identification des candiats au retour au niveau des différents sites d’hébergement dans le pays hôte, notamment leur nombre exact, leurs villages respectifs dans leurs pays d’origine, les compositions familiales, etc. Ensuite, le HCR devra tenir informé le pays d’accueil au sujet de toutes ces démarches en vue de fixer les dates, les itinéraires et les moyens de transport pour les opérations du rapatriement. Enfin, ce sera le tour des séances techniques tripartites réunissant le pays d’accueil, le pays d’origine et le HCR qui peut bénéficier de l’assistance des ONG de défense des droits de l’homme et d’appui aux opérations de rapatriement. Autrement dit, ces opérations demandent un temps assez long et minutieux pour éviter des incidents malheureux ou autres blocages, soit au niveau de la frontière entre le pays d’accueil et le pays d’origine, soit lors du départ.
On  rappelle à ce sujet le massacre en août 2005 des 160 réfugiés Tutsi dits Banyamulenge dans la localité burundaise de Gatumba. Suite à la précipitation et au fait que ni les autorités de la RDC ni le HCR n’avaient pas été préalablement tenus informés et encore moins associés à ces opérations. Lesquelles s’étaient déroulées juste au lendemain des évènements sanglants perpétrés à Bukavu au mois d’avril de la même année par les éléments rebelles du duo NKUNDA-MUTEBUTSI. Gatumba est une localité burundaise située juste à la frontière avec la RDC et selon les prescrits de la Convention de Genève, les réfugiés ne doivent pas être placés sur des sites situés à moins de 150 Kilomètres de la frontière entre le pays d’accueil et leur patrie d’origine. On ne comprend pas pourquoi Paul KAGAME se précipite à renvoyer des populations civiles non armées présumées en situation des réfugiés dans une zone des combats entre l’armée régulière de leur pays d’origine et des éléments de la force négative du M23.
A malin, malin  et demi    
 
            Ainsi donc, si Kigali tenait à rapatrier les soit disant réfugiés tutsi congolais, il aurait préalablement associé le HCR et le gouvernement congolais pour préparer le terrain et les esprits au niveau des villages d’où prétendent provenir ces 200 familles-là rwandophones. Selon Julien PALUKU, gouverneur du Nord-Kivu, il est impensable qu’un père de famille se permette de ramener sa femme et ses enfants dans une zone des opérations militaires, particulièrement dans la partie occupée par l’un des belligérants, en l’occurrence ceux du M23. Non seulement, la Convention de Genève interdit de placer les réfugiés à moins de 150 kilomètres de la frontière avec leur pays d’origine, mais surtout, nulle part au monde, l’on a osé placer des populations civiles et non armées dans les zones des opérations militaires. Preuve s’il en faut une que le régime du FPR se moque des instruments juridiques du Droit Humanitaire International et des principes de bon voisinage. Bref, Paul KAGAME se moque délibérément des principes élémentaires des droits humains en poussant le cynisme méprisant sur la vie des populations civiles innocentes.
Chantage de P.KAGAME sur la communauté internationale

            Ce tableau annonce clairement les véritables visées expansionnistes du Rwanda, notamment la perpétuation des conflits sanglants dans le Nord Kivu en vue de continuer à exploiter les ressources naturelles et installer des populations rwandaises dans cette partie du territoire national. Raison pour laquelle Julien PALUKU a dénoncé que ces soit disant 200 familles rwandophones ne sont que des éléments de l’armée régulière venus en renfort au M23 en prévision d’une nouvelle guerre. Mais au regard des nouveaux rapports de force sur le terrain, il s’agit là tout simplement d’un chantage sur la communauté internationale pour qu’elle fasse pression sur Kinshasa et le M23 pour reprendre le chemin de Kampala.
            Comme il est établi que, fortement affaibli sur le plan diplomatique et militaire sans compter ses déboires avec tous les Etats de l’Afrique Australe, dont particulièrement la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Malawi, le Mozambique, le Botswana, La Namibie, surtout la majorité des Etats membres de la CIRGL sans oublier les puissances occidentales, Kigali ne dispose plus des moyens logistiques et militaires pour déclencher de nouvelles hostilités contre les FARDC et la Brigade Internationale d’Intervention. Coincé, humilié, car à court d’arguments et devenu infréquentable, le régime du FPR ne décolère pas pour autant. Il fonde tous ses espoirs aujourd’hui plus qu’hier sur ces négociations pour sauver la face en espérant obtenir pour ses poulains du M23 une voie de sortie honorable. F.M. 

 Le Ngombol (LNPC(Levons nous pour le Congo))03h30'

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