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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 14:02

 

 

 

KongoTimes!

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image Sultani MAKENGA

 

Les ennemis du Congo sont aux abois. Sur terrain, comme à Kampala, ils n’ont plus qu’un seul créneau : trouver une issue de secours pour ne pas y laisser toutes ses plumes. Pas plus que ce matin, le porte-parole du Gouvernement congolais a indiqué que les supplétifs des troupes venues de l'Ouganda et du Rwanda ont commencé à rebrousser chemin. Pour cause, une dissension est intervenue entre deux franges de commandement – une Tutsi, l’autre Hutu – des opérations au sein du M23. Ce qui est très étonnant c’est le fait qu’un groupe de militaires qui se seraient mutiné pour des revendications des considérations ethniques soient entrain de s’entre déchirer entre Hutus et Tutsis au sein d’un regroupement des congolais d’expression rwandophone.

 

Le triptyque « Violence-Pouvoir-Prédation » a pendant longtemps porté des fruits dans la partie Est de la République Démocratique du Congo. Au cours des deux dernières décennies, on a assisté à ce qui prenait les allures de tout un cycle infernal : la naissance d’un groupe armé avec des revendications farfelues et à base ethnique. Ce qui a souvent exigé au gouvernement de négocier et de signer des accords qui ont donné droit aux mutins de monter en grade au sein des Forces armées et à leurs responsables politiques à intégrer les institutions de la République pour s’en faire pleins les poches.

Résultats, d’autres ou les mêmes congolais se laissent instrumentaliser par les pays voisins pour revenir à la charge. C’est pourquoi, personne ou rien ne pouvait plus présager un retour à une paix durable ou à une stabilisation ni, moins encore, à un quelconque développement dans l’est du pays.

 

Cette fois-ci, aurait été la dernière. Les rebelles et leurs créateurs devront tirer des leçons de leurs propres turpitudes. La stratégie consistant à déployer concomitamment une Puissance de feu sur terrain, une machine diplomatique aguerrie dans les arcanes internationaux et un mécanisme politique de Cohésion national entre les filles et les fils de la Rdc est entrain de produire les résultats escomptés.

 

Pendant ce temps, sur terrain, la situation reste très tendue. Ces dernières semaines, le déplacement des troupes venues du Rwanda et le réarmement des éléments du M23 (Mouvement du 23 mars) ne fait pas peur aux Fardc. Ces dernières leurs ont réservé une surprise désagréable lors des accrochages qui ont eu lieu dans la localité de Kamyamahoro entre la cité de Ruchuru et le parc de Virunga.

 

Aussi, le voyage à Kigali des envoyés spéciaux de la communauté internationale et leur rencontre avec le président Kagame sont les signes les plus tangibles que la machine diplomatique congolaise est à point. Qui plus est, l’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies dans la région des Grands Lacs, Mary Robinson, et Martin Cobler, Chef de la Mission onusienne en Rdc sont personnellement descendu, sur place à Kampala pour faire voir à tout le monde que la détermination de la communauté internationale à en finir avec une fois pour toutes avec l’insécurité dans l’est du Congo.

 

Sans compter avec les mesures annoncées, à l’issue des Concertations nationales, par le Président Joseph Kabila. Celles-ci devront venir résoudre les problèmes internes et couper ainsi l’herbe sous les pieds de ceux qui ont toujours profité des divergences de vues internes pour envahir le pays et mettre sur pieds des plans de déstabilisation.

 

Tous ces faits conjugués, prouvent à suffisance que les ennemis du Congo sont aux abois. Sur terrain, comme à Kampala, ils n’ont plus qu’un seul créneau : trouver une issue de secours pour ne pas y laisser toutes ses plumes. Pas plus que ce matin, le porte-parole du Gouvernement congolais a indiqué que les supplétifs des troupes venues de l'Ouganda et du Rwanda ont commencé à rebrousser chemin. Pour cause, une dissension est intervenue entre deux franges de commandement – une Tutsi, l’autre Hutu – des opérations au sein du M23. Selon les sources sûres, les Hutus veulent attendre les retombées des pourparlers de Kampala pour être fixés sur la suite des événements ; tandis que les Tutsis eux, estiment qu'ils doivent lancer immédiatement une offensive sur Kanyamahoro.

 

Ce qui est très étonnant pour le Ministre de la Communication, Lambert Mende. Il n’arrive pas à expliquer le fait qu’un groupe de militaires qui se seraient mutiné pour des revendications des considérations ethniques soient entrain de s’entre déchirer entre Hutus et Tutsis au sein d’un mouvement qui était connu, jusque là, comme regroupant des congolais d’expression rwandophone.

 

C’est ainsi qu’ils ont déjà perdu des alliés et, par conséquent, toutes les capacités à pouvoir mener une quelconque offensive contre les Fardc qui sont hyper-motivées, surentrainées et prêtes à défendre la patrie. Et au porte-parole du gouvernement de rassure les congolais en les invitant de rester calme car leur armée est là, vigilante sur toutes les lignes de front et ne se laisseront pas distraire par cette énième diversion.

 

A Kampala, les discutions tournent autour de point de désaccord entre les parties. Les points de blocages n’ont pas du tout changé. La question de l’avenir de la trentaine de chefs rebelles sous le coup de sanctions des Nations unies n’est pas négociable avec la délégation de Kinshasa. Pour le porte-parole de sa délégation, celle-ci ne va plus aller au delà des concessions qui ont été faites. « C’est pourquoi le Congo n’accordera pas une nouvelle fois l’amnistie aux gens qui en ont déjà bénéficié et ont craché dessus », soutient François Mwamba. Selon la Rfi, en restant sur cette position, Kinshasa veut éviter le cycle infernal : rébellion, accord de paix suivie d’une nouvelle rébellion.

 

Pour le M23, par contre, tout accord qui conduirait directement leur mouvement à la disparition et ses responsables en prison n’est pas envisageable. « Et pourtant, a indiqué le coordonnateur du mécanisme de suivie de la mise en œuvre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, ils vont devoir signer un accord sinon, la délégation gouvernemental va être obligée de constater l’impossibilité d’une solution pacifique et tirer toutes les conséquences qui s’imposent ».

 

C’est peut-être pour éviter à Kinshasa d’en arriver là que les envoyé spéciaux de ban Ki-Moon ont effectué un voyage vers Kigali et tenu des réunions à huis clos toute la journée. Ce qui a fait constater à certain confrères que le rythme semble s’être accéléré ces dernières heures à Kampala. Ils estiment également que depuis deux jours, la pression internationale se fait de plus en plus forte pour aboutir à une signature entre le M23 et les autorités congolaises.

Mais il s’avère impérieux pour les représentants de la communauté internationale, sur place, de trouver une voie de sortie pour les rebelles. Selon la Radio française, parmi les options envisagées, il y a celle de trouver des pays prêts à accueillir ces chefs de guerre en exil.

 

[Jean-Luc MUSHI-MPAKU]

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