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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:12

 

 

 

RDC : Echec des Concertations de « Joseph KABILA »

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image Jean-Pierre LISANGA BONGANGA

 

Quatre plates-formes de l’Opposition Congolaise ont suspendu leur participation aux travaux des Concertations nationales. Elles ont dénoncé, le  vendredi  27 septembre, la  question liée à la légitimité des élections de 2011, en ce qu’elle est occultée par la MP.  Elles lancent, en outre, un appel pressant au Présidium, à déclencher le mécanisme d’accompagnement extérieur,  conformément au Règlement Intérieur, pour arbitrage.

 

Lisanga Bonganga a affirmé devant la presse que la  Majorité Présidentielle est animée de mauvaise foi,  en voulant, à tout prix, transformer les Concertations nationales en une affaire personnelle.  Dans la déclaration politique publiée ce week-end, l’Opposition politique congolaise  a constaté que toutes les promesses du Président de la République ne se  sont pas réalisées,  comme il avait annoncé,  dans son discours d’ouverture  du 7 septembre 2013. Il s’agit de la libération conditionnelle de certains prisonniers, de la grâce présidentielle et de l’Amnistie. Elle fustige la violation de l’article 14 du Règlement Intérieur des Concertations nationales par les Co-modérations  des thématiques 3 et 4. Dans ce chapelet de   lamentations, il faut épingler le refus de la MP de vouloir rouvrir les chaînes de Télévisions proches  de l’Opposition,  à savoir : Rltv et canal Futur.

 

L’Opposition est sortie de sa termitière,  pour dénoncer, haut et fort, la volonté manifeste de la Majorité présidentielle à bloquer le processus de la cohésion nationale. Elle a aligné, dans sa déclaration rendue publique,  le vendredi 27 septembre dernier, sur l’esplanade du Palais du peuple des dénonciations pointues  dans  deux thématiques,   à savoir,  3 et 4 : Conflits communautaires, paix et Réconciliation nationale et Désarmement, démobilisation et réintégration sociale et/ou rapatriement des groupes armés. L’opposition qui n’était pas à sa première tentative de claquer la porte pendant les débats a,  cette  fois-ci, décidé de franchir le Rubicon,  en faisant appel au Présidium de déclencher le mécanisme d’accompagnement extérieur,  conformément aux dispositions du Règlement Intérieur des Concertations nationales. Allusion  faite ainsi  à l’arbitrage de  Denis Sassou Nguesso ou de Mary Robinson, l’envoyée spéciale de secrétaire général des  Nations-Unies dans la Région des Grands Lacs.

Que reproche-t-on à la MP ?

L’opposition politique congolaise se dit avoir répondu au devoir républicain qu’elle considère comme une valeur teintée  de bonne foi et de responsabilité. Mais, elle n’a pas digéré le fait que les travaux qui s’acheminent lentement et sûrement vers la fin,  ne puissent pas trouver  des réponses  aux revendications présentées. Elle considère  que la libération conditionnelle de certains prisonniers, est une mesure administrative qui relève du Ministre de la Justice et qu’elle ne peut,  en aucun cas,  assimiler  à une décrispation politique.  « Dans le souci d’une véritable cohésion nationale, l’étude dont parle le Président de la République aurait dû impliquer l’Opposition Politique,  pour déterminer la liste des personnes concernées », a-t-on fait savoir. Elle craint que l’amnistie qui relève du pouvoir législatif  ne puisse tomber  dans l’illusion. Le refus de la MP de rouvrir les chaînes de télévisions proches de l’opposition constituerait un échec de leur présence aux Concertations nationales.

 

Voilà pourquoi, les plates-formes de l’Opposition politique ont pris  le Président Joseph Kabila au mot lorsqu’il  invitait les Concertateurs à discuter sur toutes les questions en toute liberté et sans tabou alors que sur le terrain, la question de légitimité des élections de 2011 est occultée par la MP. « Tirant les enseignements de ce comportement du pouvoir, les quatre plates-formes suspendent leur participation aux assises des CN et en appellent  au Présidium à déclencher le mécanisme d’accompagnement extérieur,  conformément au Règlement intérieur », ont-elles conclu.

[Peter Tshibangu]

 

Ci-après, découvrez l’intégralité de la  déclaration politique de l’Opposition politique congolaise

Mesdames et Messieurs de la Presse,

 

L’Opposition politique Congolaise en acceptant de participer aux Concertations Nationales, a répondu au devoir républicain, une démarche de valeur, teintée de bonne foi, comme une Opposition Responsable.

Par ailleurs, l’Opposition constate la mauvaise foi délibérée du pouvoir de transformer les Concertations Nationales en une affaire de la Majorité Présidentielle seule  et informe à l’opinion publique nationale et internationale ce qui suit :

 

1. Le Président de la République, dans son discours prononcé en date du 7 septembre 2013 à l’occasion de l’ouverture des travaux des Concertations Nationales, a cru donner suite à cette revendication majeure de l’Opposition,  en s’engageant de la manière suivante, nous citons : « A la faveur de  la tenue des présentes assises, et pour permettre une décrispation de la situation, des mises en liberté conditionnelle de certains prisonniers vont être effectuées. Je vous annonce, par ailleurs, qu’une grâce présidentielle est à l’étude en attendant le vote par le parlement d’une loi d’amnistie ».

Il y a lieu de constater qu’à ce jour même que les Concertations Nationales arrivent bientôt à terme, aucune de ces promesses n’a été réalisées :

 

a) De la libération conditionnelle de certains prisonniers

La libération conditionnelle ne peut,  en principe,  être envisagée comme une mesure de décrispation politique, car elle est et demeure une mesure administrative relevant du ministre de la justice, après avis du parquet et de l’établissement pénitentiaire, il s’agit ensuite d’une libération révocable en tout temps.

 

b) De la grâce présidentielle

Par la Constitution, le Président de la République dispose du droit de grâce, il peut commuer, remettre ou réduire les peines, la grâce consiste en une dispense d’exécution d’une peine. Pour tout ou partie. Elle peut être accordée à la demande  d’office et que le conseil supérieur de la Magistrature donne son avis.

Dans le souci d’une véritable cohésion nationale,  l’étude dont parle le Président de la République aurait dû impliquer l’Opposition politique pour déterminer la liste des personnes concernées, mieux, l’Opposition Politique devrait transmettre illico presto la liste des personnes susceptibles d’être concernées par la mesure de grâce ou carrément demander la grâce pour ses personnes.

 

c) De l’Amnistie

Elle relève du pouvoir législatif. A l’analyse, une petite lucidité peut nous faire penser que la  mise en œuvre de ses promesses peut être ou devenir aléatoire.

Mesdames et Messieurs de la Presse

Sortir des Concertations Nationales sans avoir obtenu la concrétisation des engagements du Président de la République sur cette question constituerait un énorme camouflet et un échec de l’Opposition Politique, le prix politique serait convaincu de l’inutilité de notre présence aux Concertations Nationales.

Mesdames et Messieurs de la Presse

 

Le refus de la majorité au pouvoir de rouvrir les chaînes de télévisions proches  de l’Opposition, nous citons : Canal Futur et RLTV, le refus de réhabiliter les Magistrats injustement révoqués  démontre,  une fois de plus, la volonté manifeste du pouvoir de porter un coup fatal à la cohésion nationale.

Mesdames et Messieurs de la Presse

Conformément au discours du Président Kabila invitant  les Concertateurs à discuter sur toutes les questions en toute liberté et sans tabou,  la question liée à la légitimé des élections de 2011, est complètement occultée et l’article 14 du Règlement Intérieur qui dispose : «   les décisions des Etats généraux se prennent par consensus des composantes, en cas d’absence de consensus, la question est laissée en suspens pour être référée au Présidium et/ou à l’Assemblée plénière.

 

Le FAC Opposition, la DONI, les FAC et le CARTEL fustigent le comportement de la co-modération de la thématique 4 : « Conflit communautaires, paix et réconciliation » qui a clôturé les travaux,  en violation de l’article 14 du Règlement Intérieur des Concertations Nationales. Il en est de même du groupe thématique 3 : Désarmement, Démobilisation et réinsertion ou les vrais acteurs aux conflits n’ont pas été entendus.

Mesdames et Messieurs de la Presse

 

Tirant les enseignements de ce comportement du pouvoir, les FAC Opposition, la DONI, le FAC et le CARTEL, suspendent leur participation aux assises des  Concertations Nationales et en appellent  au Présidium à déclencher le mécanisme d’accompagnement extérieur,  conformément au Règlement Intérieur.

Pour l’Opposition politique congolaise

Les Fac opposition, La DONI, Les FAC, Le CARTEL

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Published by chickomwamba.over-blog.com(Tété - Diulu) - dans Analyse et Forum
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