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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 10:53

 

 

LA LIBRE.BE

Le pari de Kabila dans l’incertitude

Marie-France Cros   Publié le mercredi 04 septembre 2013 à 08h08 - Mis à jour le mercredi 04 septembre 2013 à 09h27

Ses "concertations nationales" - retardées - peinent à convaincre.
Les "concertations nationales" voulues par le président Joseph Kabila, qui devaient s’ouvrir ce mercredi, ont été reportées à samedi - et pourraient l’être encore, supputent certains. C’est pourtant autour de cet enjeu que tourne la vie politique du Congo depuis deux mois.
Que se passe-t-il?
1. L’objectif. Il est différent selon les parties. Le président Kabila veut y trouver une légitimité qu’il a perdue lors des élections - "non crédibles", selon les observateurs nationaux et internationaux - de novembre 2011.
L’opposition veut en faire un remake de la Conférence nationale (1991-92), qui avait conduit à l’affaiblissement du pouvoir de Mobutu et, partant, à son renversement.
2. La manière. C’est le président Kabila qui les avait évoquées le premier, en décembre dernier, alors que la rébellion du M23 venait de capturer la capitale du Nord-Kivu, Goma. Il voulait alors profiter de l’hostilité de l’opinion contre le M23 pour rassembler la nation autour de sa personne. Début juillet, il les a annoncées en vue de "rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’est du pays"; il a alors fixé étroitement le cadre, destiné à lui permettre de garder le contrôle de ces discussions.
L’opposition, elle, s’intéresse plus à ce qui a suivi le retrait du M23 de Goma, obtenu sur pression internationale: une promesse de négociations entre Kinshasa et le M23; un Accord-cadre d’Addis Abeba, le 24 février 2013, ouvrant la voie à la création d’une Brigade d’intervention onusienne pour "éradiquer (...) toutes les forces négatives" à l’est du Congo, dont le M23, et, surtout, une résolution 2098 du Conseil de Sécurité qui, en son point 14, "demande au Représentant spécial pour la RDC", soit Martin Kobler, " de s’acquitter, au moyen de ses bons offices" de diverses tâches, dont, au point b, "promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la d émocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes". Aux yeux de l'opposition, les "concertations nationales" ne répondent donc pas aux recommandations du Conseil de sécurité, puisqu’elles sont organisées par le chef de l'Etat et non par une personnalité neutre de l’Onu. Elle a par conséquent refusé de "participer à un simulacre de dialogue qui pren drait la forme d’un congrès (...) de la majorité présidentielle".
3. Les tractations. La réunion serait donc nulle et non avenue, si l’on ne tenait compte des très particulières moeurs politiques congolaises. Le président du Sénat, Léon Kengo, chargé, avec son homologue de l'Assemblée nationale, de baliser les "concertations nationales" pour le chef de l’Etat, a en effet annoncé qu’elles avaient pour but de trouver une majorité présidentielle "plus large" - donc de recruter ailleurs - et qu’un nouveau gouvernement en sortirait. Du coup, le forum a commencé à attirer les candidats ministres ou patrons d’entreprises du Portefeuille et tout un monde qualifié par l’opinion de "perdiemistes" (amateurs du per diem des congressistes).
Aussi, peu d’observateurs kinois ont-ils cru à la raison officielle du report, annoncé mardi matin, de l’ouverture du forum, de ce 4 au 7 septembre: l’agenda du président Kabila, "qui doit ouvrir une réunion" internationale à Kampala, le jeudi 5, consacrée au Congo. Le chef de l’Etat ne pouvait-il, en effet, être présent le 4 à Kinshasa pour ouvrir ses concertations nationales et le 5 à Kampala?
Quelques heures après ce report, toutefois, une fraction du parti de Jean-Pierre Bemba annonçait soudainement sa participation aux "concertations nationales", refusée jusque-là. Cela suffira-t-il à crédibiliser ce forum ?
4. Les supputations. Elles sont de deux ordres. Les fins connaisseurs de la vie politique kinoise font observer que la Conférence nationale aussi avait commencé dans le désordre, les refus et la confusion, pour donner lieu, ensuite, à un véritable séisme politique.
Par ailleurs, l’opposition et les défenseurs des droits de l’homme congolais redoutent que le forum serve surtout au président Kabila à échanger des postes contre une modification de la Constitution - pourtant formellement interdite sur ce point - destinée à lui octroyer le droit de briguer un troisième mandat. Une tentative de ce genre avait eu lieu en mars-avril 2009, rapidement tuée dans l’oeuf en raison de l’émoi qu’elle avait suscité. Mais le secrétaire général du parti présidentiel, Evariste Boshab, a publié en juin dernier un livre plaidant pour cette révision constitutionnelle. ONG, partis d’opposition, professeurs de droit et même l’Eglise catholique se sont prononcés contre ce projet. M. Boshab a affirmé que son parti ne réclamait pas cette modification - sans rassurer: bien que l'opposition le lui ait plusieurs fois demandé, pour participer à ses concertations nationales, le chef de l'Etat n'a jamais voulu promettre qu’il n’était aucunement question de modifier la Constitution en ce sens.

 

 

 


Ses "concertations nationales" - retardées - peinent à convaincre.
Les "concertations nationales" voulues par le président Joseph Kabila, qui devaient s’ouvrir ce mercredi, ont été reportées à samedi - et pourraient l’être encore, supputent certains. C’est pourtant autour de cet enjeu que tourne la vie politique du Congo depuis deux mois.
Que se passe-t-il?
1. L’objectif. Il est différent selon les parties. Le président Kabila veut y trouver une légitimité qu’il a perdue lors des élections - "non crédibles", selon les observateurs nationaux et internationaux - de novembre 2011.
L’opposition veut en faire un remake de la Conférence nationale (1991-92), qui avait conduit à l’affaiblissement du pouvoir de Mobutu et, partant, à son renversement.
2. La manière. C’est le président Kabila qui les avait évoquées le premier, en décembre dernier, alors que la rébellion du M23 venait de capturer la capitale du Nord-Kivu, Goma. Il voulait alors profiter de l’hostilité de l’opinion contre le M23 pour rassembler la nation autour de sa personne. Début juillet, il les a annoncées en vue de "rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’est du pays"; il a alors fixé étroitement le cadre, destiné à lui permettre de garder le contrôle de ces discussions.
L’opposition, elle, s’intéresse plus à ce qui a suivi le retrait du M23 de Goma, obtenu sur pression internationale: une promesse de négociations entre Kinshasa et le M23; un Accord-cadre d’Addis Abeba, le 24 février 2013, ouvrant la voie à la création d’une Brigade d’intervention onusienne pour "éradiquer (...) toutes les forces négatives" à l’est du Congo, dont le M23, et, surtout, une résolution 2098 du Conseil de Sécurité qui, en son point 14, "demande au Représentant spécial pour la RDC", soit Martin Kobler, " de s’acquitter, au moyen de ses bons offices" de diverses tâches, dont, au point b, "promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la d émocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes". Aux yeux de l'opposition, les "concertations nationales" ne répondent donc pas aux recommandations du Conseil de sécurité, puisqu’elles sont organisées par le chef de l'Etat et non par une personnalité neutre de l’Onu. Elle a par conséquent refusé de "participer à un simulacre de dialogue qui pren drait la forme d’un congrès (...) de la majorité présidentielle".
3. Les tractations. La réunion serait donc nulle et non avenue, si l’on ne tenait compte des très particulières moeurs politiques congolaises. Le président du Sénat, Léon Kengo, chargé, avec son homologue de l'Assemblée nationale, de baliser les "concertations nationales" pour le chef de l’Etat, a en effet annoncé qu’elles avaient pour but de trouver une majorité présidentielle "plus large" - donc de recruter ailleurs - et qu’un nouveau gouvernement en sortirait. Du coup, le forum a commencé à attirer les candidats ministres ou patrons d’entreprises du Portefeuille et tout un monde qualifié par l’opinion de "perdiemistes" (amateurs du per diem des congressistes).
Aussi, peu d’observateurs kinois ont-ils cru à la raison officielle du report, annoncé mardi matin, de l’ouverture du forum, de ce 4 au 7 septembre: l’agenda du président Kabila, "qui doit ouvrir une réunion" internationale à Kampala, le jeudi 5, consacrée au Congo. Le chef de l’Etat ne pouvait-il, en effet, être présent le 4 à Kinshasa pour ouvrir ses concertations nationales et le 5 à Kampala?
Quelques heures après ce report, toutefois, une fraction du parti de Jean-Pierre Bemba annonçait soudainement sa participation aux "concertations nationales", refusée jusque-là. Cela suffira-t-il à crédibiliser ce forum ?
4. Les supputations. Elles sont de deux ordres. Les fins connaisseurs de la vie politique kinoise font observer que la Conférence nationale aussi avait commencé dans le désordre, les refus et la confusion, pour donner lieu, ensuite, à un véritable séisme politique.
Par ailleurs, l’opposition et les défenseurs des droits de l’homme congolais redoutent que le forum serve surtout au président Kabila à échanger des postes contre une modification de la Constitution - pourtant formellement interdite sur ce point - destinée à lui octroyer le droit de briguer un troisième mandat. Une tentative de ce genre avait eu lieu en mars-avril 2009, rapidement tuée dans l’oeuf en raison de l’émoi qu’elle avait suscité. Mais le secrétaire général du parti présidentiel, Evariste Boshab, a publié en juin dernier un livre plaidant pour cette révision constitutionnelle. ONG, partis d’opposition, professeurs de droit et même l’Eglise catholique se sont prononcés contre ce projet. M. Boshab a affirmé que son parti ne réclamait pas cette modification - sans rassurer: bien que l'opposition le lui ait plusieurs fois demandé, pour participer à ses concertations nationales, le chef de l'Etat n'a jamais voulu promettre qu’il n’était aucunement question de modifier la Constitution en ce sens.

Ses "concertations nationales" - retardées - peinent à convaincre.
Les "concertations nationales" voulues par le président Joseph Kabila, qui devaient s’ouvrir ce mercredi, ont été reportées à samedi - et pourraient l’être encore, supputent certains. C’est pourtant autour de cet enjeu que tourne la vie politique du Congo depuis deux mois.
Que se passe-t-il?
1. L’objectif. Il est différent selon les parties. Le président Kabila veut y trouver une légitimité qu’il a perdue lors des élections - "non crédibles", selon les observateurs nationaux et internationaux - de novembre 2011.
L’opposition veut en faire un remake de la Conférence nationale (1991-92), qui avait conduit à l’affaiblissement du pouvoir de Mobutu et, partant, à son renversement.
2. La manière. C’est le président Kabila qui les avait évoquées le premier, en décembre dernier, alors que la rébellion du M23 venait de capturer la capitale du Nord-Kivu, Goma. Il voulait alors profiter de l’hostilité de l’opinion contre le M23 pour rassembler la nation autour de sa personne. Début juillet, il les a annoncées en vue de "rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’est du pays"; il a alors fixé étroitement le cadre, destiné à lui permettre de garder le contrôle de ces discussions.
L’opposition, elle, s’intéresse plus à ce qui a suivi le retrait du M23 de Goma, obtenu sur pression internationale: une promesse de négociations entre Kinshasa et le M23; un Accord-cadre d’Addis Abeba, le 24 février 2013, ouvrant la voie à la création d’une Brigade d’intervention onusienne pour "éradiquer (...) toutes les forces négatives" à l’est du Congo, dont le M23, et, surtout, une résolution 2098 du Conseil de Sécurité qui, en son point 14, "demande au Représentant spécial pour la RDC", soit Martin Kobler, " de s’acquitter, au moyen de ses bons offices" de diverses tâches, dont, au point b, "promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la d émocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes". Aux yeux de l'opposition, les "concertations nationales" ne répondent donc pas aux recommandations du Conseil de sécurité, puisqu’elles sont organisées par le chef de l'Etat et non par une personnalité neutre de l’Onu. Elle a par conséquent refusé de "participer à un simulacre de dialogue qui pren drait la forme d’un congrès (...) de la majorité présidentielle".
3. Les tractations. La réunion serait donc nulle et non avenue, si l’on ne tenait compte des très particulières moeurs politiques congolaises. Le président du Sénat, Léon Kengo, chargé, avec son homologue de l'Assemblée nationale, de baliser les "concertations nationales" pour le chef de l’Etat, a en effet annoncé qu’elles avaient pour but de trouver une majorité présidentielle "plus large" - donc de recruter ailleurs - et qu’un nouveau gouvernement en sortirait. Du coup, le forum a commencé à attirer les candidats ministres ou patrons d’entreprises du Portefeuille et tout un monde qualifié par l’opinion de "perdiemistes" (amateurs du per diem des congressistes).
Aussi, peu d’observateurs kinois ont-ils cru à la raison officielle du report, annoncé mardi matin, de l’ouverture du forum, de ce 4 au 7 septembre: l’agenda du président Kabila, "qui doit ouvrir une réunion" internationale à Kampala, le jeudi 5, consacrée au Congo. Le chef de l’Etat ne pouvait-il, en effet, être présent le 4 à Kinshasa pour ouvrir ses concertations nationales et le 5 à Kampala?
Quelques heures après ce report, toutefois, une fraction du parti de Jean-Pierre Bemba annonçait soudainement sa participation aux "concertations nationales", refusée jusque-là. Cela suffira-t-il à crédibiliser ce forum ?
4. Les supputations. Elles sont de deux ordres. Les fins connaisseurs de la vie politique kinoise font observer que la Conférence nationale aussi avait commencé dans le désordre, les refus et la confusion, pour donner lieu, ensuite, à un véritable séisme politique.
Par ailleurs, l’opposition et les défenseurs des droits de l’homme congolais redoutent que le forum serve surtout au président Kabila à échanger des postes contre une modification de la Constitution - pourtant formellement interdite sur ce point - destinée à lui octroyer le droit de briguer un troisième mandat. Une tentative de ce genre avait eu lieu en mars-avril 2009, rapidement tuée dans l’oeuf en raison de l’émoi qu’elle avait suscité. Mais le secrétaire général du parti présidentiel, Evariste Boshab, a publié en juin dernier un livre plaidant pour cette révision constitutionnelle. ONG, partis d’opposition, professeurs de droit et même l’Eglise catholique se sont prononcés contre ce projet. M. Boshab a affirmé que son parti ne réclamait pas cette modification - sans rassurer: bien que l'opposition le lui ait plusieurs fois demandé, pour participer à ses concertations nationales, le chef de l'Etat n'a jamais voulu promettre qu’il n’était aucunement question de modifier la Constitution en ce sens.

 

 


Ses "concertations nationales" - retardées - peinent à convaincre.
Les "concertations nationales" voulues par le président Joseph Kabila, qui devaient s’ouvrir ce mercredi, ont été reportées à samedi - et pourraient l’être encore, supputent certains. C’est pourtant autour de cet enjeu que tourne la vie politique du Congo depuis deux mois.
Que se passe-t-il?
1. L’objectif. Il est différent selon les parties. Le président Kabila veut y trouver une légitimité qu’il a perdue lors des élections - "non crédibles", selon les observateurs nationaux et internationaux - de novembre 2011.
L’opposition veut en faire un remake de la Conférence nationale (1991-92), qui avait conduit à l’affaiblissement du pouvoir de Mobutu et, partant, à son renversement.
2. La manière. C’est le président Kabila qui les avait évoquées le premier, en décembre dernier, alors que la rébellion du M23 venait de capturer la capitale du Nord-Kivu, Goma. Il voulait alors profiter de l’hostilité de l’opinion contre le M23 pour rassembler la nation autour de sa personne. Début juillet, il les a annoncées en vue de "rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’est du pays"; il a alors fixé étroitement le cadre, destiné à lui permettre de garder le contrôle de ces discussions.
L’opposition, elle, s’intéresse plus à ce qui a suivi le retrait du M23 de Goma, obtenu sur pression internationale: une promesse de négociations entre Kinshasa et le M23; un Accord-cadre d’Addis Abeba, le 24 février 2013, ouvrant la voie à la création d’une Brigade d’intervention onusienne pour "éradiquer (...) toutes les forces négatives" à l’est du Congo, dont le M23, et, surtout, une résolution 2098 du Conseil de Sécurité qui, en son point 14, "demande au Représentant spécial pour la RDC", soit Martin Kobler, " de s’acquitter, au moyen de ses bons offices" de diverses tâches, dont, au point b, "promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la d émocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes". Aux yeux de l'opposition, les "concertations nationales" ne répondent donc pas aux recommandations du Conseil de sécurité, puisqu’elles sont organisées par le chef de l'Etat et non par une personnalité neutre de l’Onu. Elle a par conséquent refusé de "participer à un simulacre de dialogue qui pren drait la forme d’un congrès (...) de la majorité présidentielle".
3. Les tractations. La réunion serait donc nulle et non avenue, si l’on ne tenait compte des très particulières moeurs politiques congolaises. Le président du Sénat, Léon Kengo, chargé, avec son homologue de l'Assemblée nationale, de baliser les "concertations nationales" pour le chef de l’Etat, a en effet annoncé qu’elles avaient pour but de trouver une majorité présidentielle "plus large" - donc de recruter ailleurs - et qu’un nouveau gouvernement en sortirait. Du coup, le forum a commencé à attirer les candidats ministres ou patrons d’entreprises du Portefeuille et tout un monde qualifié par l’opinion de "perdiemistes" (amateurs du per diem des congressistes).
Aussi, peu d’observateurs kinois ont-ils cru à la raison officielle du report, annoncé mardi matin, de l’ouverture du forum, de ce 4 au 7 septembre: l’agenda du président Kabila, "qui doit ouvrir une réunion" internationale à Kampala, le jeudi 5, consacrée au Congo. Le chef de l’Etat ne pouvait-il, en effet, être présent le 4 à Kinshasa pour ouvrir ses concertations nationales et le 5 à Kampala?
Quelques heures après ce report, toutefois, une fraction du parti de Jean-Pierre Bemba annonçait soudainement sa participation aux "concertations nationales", refusée jusque-là. Cela suffira-t-il à crédibiliser ce forum ?
4. Les supputations. Elles sont de deux ordres. Les fins connaisseurs de la vie politique kinoise font observer que la Conférence nationale aussi avait commencé dans le désordre, les refus et la confusion, pour donner lieu, ensuite, à un véritable séisme politique.
Par ailleurs, l’opposition et les défenseurs des droits de l’homme congolais redoutent que le forum serve surtout au président Kabila à échanger des postes contre une modification de la Constitution - pourtant formellement interdite sur ce point - destinée à lui octroyer le droit de briguer un troisième mandat. Une tentative de ce genre avait eu lieu en mars-avril 2009, rapidement tuée dans l’oeuf en raison de l’émoi qu’elle avait suscité. Mais le secrétaire général du parti présidentiel, Evariste Boshab, a publié en juin dernier un livre plaidant pour cette révision constitutionnelle. ONG, partis d’opposition, professeurs de droit et même l’Eglise catholique se sont prononcés contre ce projet. M. Boshab a affirmé que son parti ne réclamait pas cette modification - sans rassurer: bien que l'opposition le lui ait plusieurs fois demandé, pour participer à ses concertations nationales, le chef de l'Etat n'a jamais voulu promettre qu’il n’était aucunement question de modifier la Constitution en ce sens.
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